«Les Témoins de Jéhovah ont résisté du premier au dernier jour de la dictature nazie»
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Sous un soleil de plomb, en ce 24 juin, Clara Denise Dörner s’avance vers la tribune installée en plein cœur du Tiergarten, le poumon vert de la capitale allemande. Devant un parterre d’une centaine de personnes, dont des responsables politiques de haut rang, la jeune fille de 15 ans raconte l’histoire de son arrière-grand-père, Bruno Seide. Témoin de Jéhovah, installé dans la Ruhr, il a été emprisonné à trois reprises par le régime nazi, entre 1935 et 1937, pour avoir refusé de faire le salut hitlérien et de renier sa religion. Ayant perdu son emploi et son logement, il fut déporté au camp de concentration de Sachsenhausen au nord de Berlin où, comme ses coreligionnaires, il fut contraint de porter, à sa veste, le triangle renversé de couleur violette. Avant de mourir dans le camp de Neuengamme, près de Hambourg, en 1940, officiellement de maladie.
«La force de caractère de ma famille m’a impressionnée», a déclaré son arrière-petite-fille, Clara-Denise Dörner à la fin de son discours, se disant «profondément émue» par la reconnaissance tardive de l’Etat envers sa communauté.
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