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Le Temps

«Les corneilles peuvent s’entretuer ou s’arracher les yeux, mais elles ne visent les humains que s’ils s’approchent de leurs petits»

«Les corneilles peuvent s’entretuer ou s’arracher les yeux, mais elles ne visent les humains que s’ils s’approchent de leurs petits»

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Oui, les corneilles peuvent s’enhardir jusqu’à voler le goûter des enfants à la récré. Le cas s’est déroulé dans la cour d’école des Palettes, à Genève, il y a sept ans. Mais, le plus souvent, ce sont nos poubelles que les dames en noir visitent allègrement. Ou des cadavres d’autres oiseaux, puisqu’elles sont omnivores et ont commencé à être détestées par le passé, car «elles se nourrissaient des soldats tués sur les champs de bataille en débutant par les yeux, partie la plus tendre».

«On les trouvait aussi en masse sur les gibets», raconte Laurent Vallotton, ornithologue au Muséum d’histoire naturelle, à Genève, après nous avoir installée dans la nouvelle cafétéria aux lignes élégantes dédiée au personnel. «Mais je me méfie des termes «gentilles ou méchantes», car le jugement moral ne s’applique pas ici. Par contre, on peut dire qu’en certaines circonstances, la corneille est agressive.»

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