Et si, durant l’été, on s’accordait aussi le droit de ne rien faire?
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Je ne sais pas vous, mais moi j’ai longtemps ressenti une forme de culpabilité dès l’apparition d’un petit rayon de soleil. Comme si le beau temps créait une sorte d’obligation morale: celle de sortir, profiter, faire du sport, voyager, multiplier les activités. Comme s’il devenait d’un coup suspect de rester chez soi à lire la fenêtre ouverte, regarder une série, ou simplement ne rien faire.
Nos sociétés modernes semblent avoir élevé la notion de «profiter» au rang de devoir. Il suffit de se plonger dans les réseaux sociaux pour constater à quel point ceux-ci regorgent de terrasses inondées de lumière, de randonnées spectaculaires, de baignades dans des eaux turquoise et de couchers de soleil parfaitement cadrés.
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